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SUMMARY:Imprimerie typographique (Imprim 17)
DESCRIPTION:Rendez-vous a été donné au 19, rue  Audry de Puyravault à Rochefort.\n             17 personnes en 2 groupes (15h et 16h) étaient présentes pour visiter ce lieu unique à Rochefort, une boutique d’apparence anodine ; la vitrine attire le regard avec ses petits fascicules, extraits de textes littéraires, surtout maritimes, à offrir ; une autre activité initiée par le couple d’imprimeurs.\n           Ici, c’est « l’antre » de Michel Bon et de Nathalie Rodriguez depuis 2008.\n          L’ atelier a connu quelques propriétaires puisqu’il existe depuis au moins cent ans. A l’énumération des travaux effectués dans ce lieu : cartes de visite, bulletins de mariage, faire-part de décès, en-têtes de lettre, carnets à souches, bons de livraison, affiches, prospectus, etc… c’est un survol de l’activité d’une ville moyenne dans toute sa quotidienneté.\n             Michel est chargé ce jour d’accueillir nos adhérents, nous le remercions du temps consacré à cette visite. L’exiguïté des lieux et le peu d’espaces de circulation obligent à se tenir debout durant toute la visite.\n            L’atelier a été conservé dans son jus, cependant, chaque chose est à sa place.\n            Il faut monter au 1er étage pour découvrir l’atelier qui peut sembler hors d’âge. Il  reprend les techniques d’impression introduites par Gutenberg, vers 1450, avec l’utilisation de caractères mobiles en plomb et vignettes en cuivre.\nTenue assez rigoureuse des lieux\nLe « marbre » et les « casses » – casiers ou tiroirs pour le rangement des lettres dont le principe ne varie pas.\n             Le travail du typographe s’effectue « sur le marbre », une surface plane et fixe ou un meuble de rangement disposant d’un support en fonte.\n            Le texte est composé de caractères d’imprimerie (des petits parallélépipèdes métalliques à l’extrémité desquels est en relief la lettre ou le signe puis des plaques très minces pour signifier des lignes ou espaces (filets).\n           Détail qui a son importance… l’impression typographique est inversée ou en miroir.\nLettre mobile en plomb\nCaractères adaptés à la taille de la page\nTableau, reflet de la disposition des caractères dans la casse\nComposition d’un texte dans une forme\nSerrage de la forme : texte composé et illustration\n                L’ensemble est disposé dans un cadre de bois de la taille de la page à imprimer (la forme). Pour maintenir tous les éléments ensemble, il faut procéder à un serrage du cadre.\n             On passe à l’encrage en posant une feuille de papier sur la forme et on applique une légère pression à l’aide d’une brosse. On tire une épreuve pour relecture et corrections éventuelles ; c’est la « morasse », l’épreuve ultime portant la mention « bon à tirer ».\n         Il s’agit là d’une démonstration et d’un seul exemplaire à traiter…Il en va tout autrement face à un grand nombre d’exemplaires.\n          On passera alors à un autre procédé avec la machine offset sur une Heidelberg (célèbre fabricant allemand) qui non seulement donnera un tirage plus important, offrira une diversité de supports, une qualité de rendu meilleure et un coût relativement faible.\n          Le groupe bénéficiera d’une démonstration après être redescendu au rez-de-chaussée où se trouve la machine en question qui prend tout l’espace. Elle n’aurait pu trouver sa place au 1er étage et par ailleurs pesant plusieurs tonnes, les planchers n’auraient pu la supporter !\n\nDémonstration sur machine offset\n\n             Pour terminer cette visite, on peut apprécier différentes techniques d’impression comme la gravure sur pierre.\nPublicité pour chocolat\nRéalisation d’étiquettes de vin\nTravail d’illustration sur grammage épais\nEditions les Petites Allées\n(extrait de textes sur papier vergé, une enveloppe assortie pour un envoi, c’est un petit cadeau qui peut être apprécié).\nVous aurez reconnu le programme des conférences de l’UTL, réalisé par Imprim17 !\n         La visite se termine dans ce lieu assez rétro, qu’ont voulu conserver Nathalie et Michel. Ils ont franchi le passage au numérique et n’ignorent évidemment pas l’évolution de leur métier.\n         Toutefois, tous les codes, les références et les classifications typographiques, le vocabulaire, relèvent du temps de l’invention de l’imprimerie, le milieu du XVème siècle où l’homme est passé de l’écriture à la machine. (Annie R.)\n(photos Jean M.)\n\n\n
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