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SUMMARY:Journée à Melle et Javarzay (79)
DESCRIPTION:               38 personnes ont participé à cette journée en pays Mellois.\n               La matinée a été consacrée à la visite de la mine d’argent des Rois Francs (Dagobert, Charlemagne), la plus ancienne mine d’argent visitable en Europe. Son exploitation s’est déroulée durant 4 siècles (602 à 985 de notre ère) sous les règnes des mérovingiens et carolingiens.\n              Les mineurs extrayaient un minerai contenant du plomb et de l’argent (3%), la galène argentifère.\n              Les filons étaient proches de la surface du sol et les mineurs y accédaient par le creusement de puits.\n              Pour extraire le minerai, ils utilisaient la technique de l’attaque au feu. Des fagots et des  buches étaient adossés au front de taille puis allumés. Après consommation du bois et par choc thermique, la surface de la roche éclatait en écailles. Les mineurs faisaient tomber la roche fragilisée et renouvelaient l’attaque au feu.\n\n              Les conditions de travail étaient pénibles, la hauteur des galeries ne permettait pas la position debout. L’avancement des travaux était lent et pour permettre l’évacuation des fumées, des puits d’aérage proches les uns des autres (10 mètres) étaient creusés.\n\n             Ramené  à l’air libre, le minerai était débourbé (1er lavage servant à évacuer la boue), concassé.\n             Pour séparer le plomb et l’argent, il fallait refondre la masse métallique dans une coupelle. Une température de près de 1000 degrés permettait l’oxydation du plomb et non de l’argent. Cet oxyde de plomb, la litharge, était retiré et permettait ainsi le ramassage de l’argent.\n\n            Le plomb était utilisé pour les toitures, les bateaux, les canalisations.\n            L’argent refondu était coulé en lames, découpé en carrés puis arrondi pour devenir des Flans (morceau de métal taillé, pesé puis frappé par coin monétaire). Ainsi étaient fabriquées les pièces de monnaie (deniers et oboles). MELLE a été l’un des plus grands ateliers monétaires.\nArbre fossilisé\n              L’activité minière a cessé à la fin du Xe siècle confrontée aux difficultés d’exploitation et à la raréfaction des forêts, pourvoyeuses indispensables du bois nécessaire aux creusements des galeries.\n                  La rapidité du repas (correct) a permis à certaines personnes de visiter librement  la ville et plus particulièrement des églises.\n           L’église Saint-Savinien, la plus ancienne, a été édifiée dans l’enceinte du castrum féodal. En 1901, elle a été transformée en prison.\nElle a retrouvé sa principale identité dans les années 1960.\n———-\n          L’église Saint-Hilaire a été construite à la fin du XIe siècle et au début du XII. Depuis 2011, elle abrite un magnifique chœur contemporain en marbre blanc.\nEglise Saint-Hilaire, vue générale\nEglise Saint-Hilaire, façade\nEglise St-Hilaire allégorie à Constantin\nEglise Saint-Hilaire, chœur et autel\nEglise Saint-Hilaire, fonds baptismaux\n               Le car était stationné à proximité d’une jolie mosaïque conçue et réalisée par des enfants d’un Institut Médico-Educatif.\n\n              Le programme de l’après-midi prévoyait la visite du château de Javarsay avec sa collection de coiffes et bonnets et l’exposition consacrée à l’industriel Jean-François CAIL.\n             Le site de Javarsay était à l’origine occupé depuis l’antiquité par une ferme gallo romaine.    Une ferme royale y fut construite au VIe siècle. Le château est l’un des premiers châteaux de la Renaissance en Poitou. Il fut édifié par François de Rochechouart (compagnon d’armes de François Ier) autour de 1515.\n            Il comprenait 12 tours d’enceinte. Bâti en pierres de tufeau, couvert d’ardoises, il présente la silhouette d’un petit château de la Loire.\nChâteau de Javarzay\n             Après la présentation du château, la visite guidée a  permis d’admirer la jolie collection de plus de 400 coiffes et bonnets de femmes au XIXe siècle.\n             Par respect de la religion, par pudeur et tradition, il n’est toléré aucun cheveu au vent, ni même mèche ou tresses visibles.\n             La coiffe ou le bonnet sont des pièces qui habillent toutes les femmes.\n             La tête des femmes est couverte de la naissance à la mort : bonnet de baptême, coiffe de la 1ère communion, coiffe de la mariée (la plus belle de sa vie), coiffe de deuil marquée d’un ruban noir.\n             Le bonnet était une simplification de la coiffe et permettait aux lingères de les confectionner parmi leurs autres travaux de couture. Ils s’usaient et assuraient un travail régulier.\n             Les coiffes sont plus raffinées. Pour les dimanches et les fêtes religieuses, elles portaient des dentelles et des rubans de soie. Elles duraient toute une vie.\nBonnet\nCoiffes et bonnets\nCoiffes\n              La journée s’est terminée par l’exposition consacrée à un capitaine d’industrie du XIXe siècle, Jean-François Cail (1804-1871), acteur majeur de la première révolution industrielle au même titre que Gustave Eiffel.\n             Enfant modeste de Chef-Boutonne d’une fratrie de 8 enfants, il quitte l’école à 9 ans pour aider sa famille à subsister et vend sur les marchés une râpe à pomme de terre de son invention. Apprenti chaudronnier il quitte sa ville natale à 12 ans pour son tour de France de compagnonnage.\nPrincipales activités :\nParticipation à la fabrication de sucreries.\nCréation de machines pour sucreries.\nTransformation de la machine à vapeur Crampton.\nVoies ferrées, ponts métalliques, machines- outils (pont de fer de Moulin (Allier), pont d’Arcole à Paris, palais de l’exposition universelle de 1867).\nDéveloppement de l’agriculture industrielle.\n          Paternaliste, il est sensible à la condition ouvrière : il créé une caisse d’aide mutuelle et y affecte des bénéfices de son entreprise, il fait construire à Paris des immeubles avec tout le confort de l’époque pour loger des ouvriers, mais aussi des crèches, écoles et un théâtre (les Bouffes du Nord).\nRéalisations de Jean-François Cail\nJ F Cail se fit construire à Paris un hôtel particulier qui est devenu la mairie du VIIIe arrondissement.\nHôtel Cail – Paris 8ème\nPetite anecdote : il est l’un des 72 savants dont le nom figure sur le 1er étage de la tour Eiffel.\n              En conclusion, la visite de la mine a été fort appréciée. Mais il est dommage qu’une des deux guides initialement prévues ait été absente ce qui a empêché le 2e groupe de profiter pleinement de l’exposition fort intéressante sur la vie de J.F Cail.\nTexte et photos de Dominique et Yves Breton.\n
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CATEGORIES:REPORTAGES SORTIES ET VOYAGES
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