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SUMMARY:Royan et le patrimoine balnéaire
DESCRIPTION:             Rendez-vous était donné aux 18 personnes inscrites à cette sortie, soit 6 voitures pour les acheminer à Royan. Le groupe est accompagné de Frédéric Chasseboeuf, (guide-conférencier du musée Hèbre de Rochefort) pour une visite guidée du quartier de Pontaillac à Royan, le matin (nord-ouest) ; puis l’après-midi du quartier du parc (sud) ; découverte du patrimoine architectural, balnéaire et historique (reconstruction).\n             Un retard a été pris sur le programme de la matinée pour des raisons indépendantes de la volonté de l’organisatrice, néanmoins, le quartier de Pontaillac a été en partie visité – restent les conches et la falaise que chacun pourra visiter en été en longeant la côte.\n             Présentement, le parvis de la Chapelle Notre-Dame des Anges accueille notre groupe pour démarrer la visite. \n\n										Chapelle ND des Anges – 1891\nStyle néo-gothique\nŒuvre d’E. Rullier \n\n										1er lieu de culte pour le nouveau quartier de Pontaillac qui se développe.\n\n										Chapelle ND des Anges  – Mélange de styles néo-médiévaux, frises en céramique.\n\n										Notre-Dame, nef et autel.\n\n\n										Chapelle ND des Anges.\nVoûte en lambris sombres, restaurée.\n\n										Fresques de Léon Millet \n\n										Chapelle ND des Anges\nOrgues de tribune, voûte en berceau\n            La visite se poursuit dans les rues à proximité de cette paroisse bâtie sur la zone dunaire un peu élevée.\n           Nous sommes dans le quartier résidentiel de Royan par comparaison au centre-ville. Voyons son histoire.  Fait de marais, de champs, de forêts de feuillus, les terrains seront stabilisés par des plantations de pins (XIXème). Parallèlement se développent les villégiatures et les bains de mer ; les conches sur cette côte attirent les baigneurs qu’il faudra bien accueillir et loger ! .\n             Un entrepreneur de Bordeaux, Jean Lacaze, découvre tout ce potentiel et à partir de 1850, après avoir acheté des terrains, créé un quartier d’habitation face à la mer, avec beaucoup d’intention ! (s’applique à laisser pénétrer les brises marines grâce à un tracé perpendiculaire au rivage).\n            La région s’ouvre avec l’arrivée du chemin de fer en 1875. Jusque là,  Royan est desservi localement par le tramway de la Sté Decauville (un omnibus à cheval au tout début) assurant la liaison du quartier du Parc à Pontaillac par la côte. \n           Pontaillac devient un quartier huppé et très fréquenté (70 000 estivants en 1881) dont le Prince de Galles et les Rothschild, sans compter les artistes, qui se retrouvent d’années en années…\n           Dans le même temps, les jeux et notamment le casino attirent cette clientèle ; Pontaillac possède son casino à Foncillon, face à la mer. Cinq casinos se succèderont de 1843 à 1960. Un seul va subsister, celui construit en 1931, style art déco.\n\n										Le long de la plage, le tramway de la Sté Decauville\n\n										Auparavant : Voiture hippomobile pour le transport des touristes\n\n										Reproduction cartes touristiques de Royan  \n              Concernant les habitations, on appréciera les styles et les influences (chalet, castel ou cottage). Puis le mélange des périodes : belle époque, art nouveau, déco… \n              Plus tard ce sera la recherche de l’exotisme et de la fantaisie… jusqu’à des extravagances… en fonction de la richesse et du renom du propriétaire. \n               On verra se dresser des tourelles, ajouter sur les façades des loggias et des bow-windows, mariant briques, bois et céramiques pour un effet visuel riche et varié. Ce style cèdera la place progressivement à de nouvelles influences au cours des années 1930 et autres mouvements en 1950.  \n\n										Un bel exemple d’art déco.\n             Durant la Seconde Guerre mondiale, Royan est parmi les dernières villes de France encore occupées début 1945. Mais en janvier 1945, le centre-ville est détruit à 85% par bombardement et libéré trois mois plus tard.             A Pontaillac, 250 villas sont épargnées des 4000 qui avaient été recensées, pas de destruction dans le quartier du Parc.\n\n										Villa France, détails\n\n										Villa France – 1891\nde Marc Roberti\n\n										Villa Les Mouettes d’Eugène Gervais, Fondateur : Papeterie La Croix d’Angoulême \n\n										Villa La Clairière, surnommée « le grand château » – début du XXème\n\nLa construction de cette villa a été le point de départ d’un projet de parc sur lequel a été construit (après-guerre) le groupe scolaire « la Clairière », la maison a servi de logement de fonction et de dépendance pour le directeur. \n\n										Villa Aigue-marine, 1904 (surnommée Chambord sur mer), sur les plans d’Henri Deglane 1890-1900\nLa villa Aigue-Marine est la plus imposante du front de mer, classée monument historique en 2018.\nL’architecte Deglane a participé à la construction du Grand Palais à Paris.\nLa maison a appartenu (1906) au fils de Léon Lehman (fondateur des Nouvelles Galeries en France).\nElle a été occupée par : Sacha Guitry et Yvonne Printemps, le photographe J. Henry Lartigue et d’autres artistes.\nAujourd’hui, après avoir été restaurée, et lotie en appartement, elle a le label « Fondation du Patrimoine ». \n\n										Villa Aigue marine, côté front de mer\nMaison en surplomb par rapport à la rue. De l’originalité  : encadrements des baies de brique ou de pierre de taille ; éléments de charpente peints en rouge et jaune, huisseries, portes et fenêtres, volets, rouges. Toiture d’ardoises et percée de lucarnes à pignon…\n\n										Villa Eden Roc\nde Marc Roberti – fin du XIXème\n\n										villa Orchidée – détails du garde-corps feuillage\n\n										Villa Orchidée\nAuguste Marteau – art nouveau quartier Oasis, prolongement du Parc\n\n										Villa Nid d’Aigle, vers 1890\nde Maximile Sabathié, le fondateur du quartier. \nConstruite sur la partie la plus élevée du quartier Oasis, la plus haute des villas ! Il s’agit d’être vu ! Jeu complexe de niveaux et de volumes. Style néo-gothique, donjon médiéval, corniches en pierre avec machicoulis fantaisistes.. \n\n										Toitures multiples imbriquées\n\n										Villa la Mousson – 1913 de René-Léon Gouverneur, propriété gigantesque bâtie sur une petite surface, donnant sur le front de mer.\n              Après cette matinée pleine d’enseignement et de pédagogie avec notre guide qui aide chacun à porter le regard sur des détails architecturaux, le groupe reprend les voitures pour le centre-ville où le restaurant « Pierre Loti » nous attend. Une bonne adresse pour la qualité et la quantité des produits servis. \n——————————-\n              Les conducteurs se dirigent pour l’étape finale vers le sud-est de Royan, quartier du Parc après avoir longé la grande Conche par le bld Frédéric Garnier (1836-1905), du nom de ce grand personnage qui a développé considérablement Royan en y consacrant 34 années à la tête de la mairie. \n                 \n\n										Carte Touristique Royan vantant son Parc, « sa forêt ».\n             \n             Le quartier du Parc, résidentiel, se présente par son histoire, son terrain et ses influences architecturales, unique. \n             Il se distingue par ses rues sinueuses inspirées des jardins paysagers anglais. Son tracé vise à intégrer harmonieusement les villas dans la nature environnante, des pinèdes en majorité, offrant des perspectives pittoresques, mettant en valeur la diversité des façades.\n             Mais le temps se gâte, le vent s’est levé et une pluie fine rafraichit rapidement le groupe qui s’est réuni à proximité de la villa Kosiki (1885) qu’on ne peut pas louper, une des grandes curiosités du patrimoine royannais.\n            La villa est parée d’une terrasse de style oriental figurant une pagode japonaise (une réplique du pavillon du Japon à l’Exposition Universelle de Paris en 1889).\n \n\n										Villa Kosiki, d’Eugène Gervais – 1886 – 1er propriétaire\n\n										Villa Kosiki, plan arrière.\n            Pour le reste, le quartier du parc se développe avec marché d’alimentation couvert, parc avec jeux pour enfants, courts de tennis et une église : Notre-Dame de l’Assomption (non visités d’aujourd’hui).  \n           Puis, dans les années 20, Royan va connaitre de nouveaux mouvements architecturaux avec les années 40, puis avec les adeptes de Le Corbusier enfin avec la révolution brésilienne (jusqu’en 1960) avec l’architecte Lucio Costa et de son élève, ce dernier étant devenu célèbre, Oscar Niemeyer, notamment à l’occasion de l’inauguration de Brasilia en 1960 qui a eu un grand retentissement. \n \n\n										Villa Boomerang\nPierre Marmouget, influence brésilienne,\ntoiture plate, persiennes coulissantes, construction sur pilotis, salon en béton autour de la piscine..\n          Le groupe observera d’autres villas de la période contemporaine, minimaliste et fonctionnelle mais le mauvais temps ne se prête pas à stationner dans cette nature si belle soit-elle et même si notre guide souhaite aller au bout de sa présentation…\n ————\n        Ce fut en effet une belle prestation tout au long de la journée et nous pourrons continuer à ouvrir les yeux sur les villas, montrer aux autres que Royan n’est pas seulement : « il y a le ciel, le soleil et la mer… (vous savez la suite…).\n       Merci à Frédéric, notre guide que l’on retrouvera à Rochefort. Vous pouvez également vous renseigner sur les ouvrages produits par Frédéric, sur le même sujet, malheureusement épuisés. \n                                                                 Annie Ruault \n       Merci pour les photos : Daniel, Jean-Pierre, Micheline. Cartes postales : Annie. Repérages des lieux : Béatrice.\nEn complément : une visite recommandée :\nMusée de Royan 31, rue de ParisQuartier Pontaillac\nMusée de Royan \n\n \n
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