Oléron, la plus vaste des iles de l’Atlantique métropolitain
Date
jeudi 4 mars 2027
Heure
14h30
Oléron, la plus vaste des iles de l’Atlantique métropolitain
Jeudi 14h30
Salle de l’Auditorium du Palais des Congrès de Rochefort
Thierry Sauzeau Professeur à l’université de Poitiers et chercheur au laboratoire Criham (Centre de recherche en histoire, histoire de l’art et musicologie). Président du conseil scientifique du GIS (groupement d’intérêt scientifique) histoire et sciences de la mer.
Très proche du continent, elle constitue le vestige de l’archipel saintongeais que signalent les premières sources écrites. Le socle calcaire – la blanche – qui court du Château d’Oléron à Chassiron, la dote d’une dorsale fertile et propice à la circulation terrestre. Tout autour, se sont accrochés les sables de la côte atlantique et les vases des pertuis charentais. Avant le XIXe siècle, de la modernisation des ports d’Oléron, sur la mer des pertuis, de la création aussi, du port de la Cotinière sur l’océan, Oléron était une île de terriens. D’un accès facile depuis le continent, l’île a attiré dès la préhistoire une paysannerie qui reste le fil rouge de la société insulaire chez les Gallo-Romains puis sous l’impulsion des seigneuries ecclésiastiques et laïques, au Moyen-âge. Terre convoitée pour ses ressources (sel, vin) l’île est devenue une frontière de mer administrée depuis les bureaux de Versailles. Solidaires au-delà des luttes religieuses ou politiques, les Oléronais ont plié mais n’ont pas rompu. Le XIXe siècle avec ses promesses de liberté, d’égalité et de fraternité, leur a apporté les innovations qui les occupent encore aujourd’hui : ostréiculture, pêche, commerce et artisanat sont venus préparer l’avènement du tourisme. Aujourd’hui, l’île a en grande partie perdu ses racines paysannes et connu une transformation profonde par l’urbanisation. Elle demeure néanmoins marquée par la présence de vastes espaces naturels, qui lui conservent une image forte d’authenticité revendiquée par tous les Oléronais, qu’ils soient anciens ou d’adoption.