Petite Marche du 22 septembre 2026 à Sainte Radegonde le Dolmen
C’était la rentrée, 32 petits marcheurs et 3 amis canins s’étaient donné rendez-vous à Sainte Radegonde par un temps estival (28 degrés) pour une première petite marche de 6 kms dont 5,4 kms en sous-bois, heureusement. Cinq nouveaux marcheurs ont rejoint le groupe ravi de se retrouver et de les accueillir.
Parcours sylvestre donc, dans cette commune de 500 habitants, faisant partie de la Communauté de Cœur de Saintonge, village rural, très calme entre bois et marais de l’Arnoult. Son nom donné au Moyen âge à cause de l’Eglise paroissiale vient de Radegonde de Poitiers, Reine des Francs au VIe siècle épouse de Clotaire 1er, fils de Clovis.
Il est important de noter que pour un si petit village, il possède deux monuments classés : l’église bien sûr, inscrite en 1996 et le Dolmen du Bois de la Grosse Pierre. Ce Dolmen néolithique d’un accès encombré de végétation date d’environ -4000, il est en propriété privée et non entretenu, hélas.
L’édifice est inscrit aux Monuments historiques depuis 1993, il a été fouillé par Jacques Gachina en 1998. C’est grâce à lui que nous savons qu’il s’agit d’un dolmen angoumoisin avec une chambre sépulcrale rectangulaire et une entrée en hublot. Il est situé sur un petit plateau calcaire dans des bois de chênes, charmes et pins, assez humides en hiver.
La chambre est précédée d’un couloir d’accès déporté, formant un plan en « q », le couloir est délimité par un muret en pierre sèche. La table de couverture est brisée en quatre, recouverte de déblais. Selon J. Gachina la plus grosse des deux dalles manifestement renversée volontairement en raison d’un culte ou d’une superstition porte deux seins gravés en relief : « Couvrez ce sein que je ne saurai voir » aurait dit Tartuffe dans la célèbre pièce de Molière en 1669.
Lors des fouilles de 1998 des ossements humains, des pointes de flèches, tessons de poteries, éléments de parures en os, perles et coquillages datant du néolithique ont été retrouvés. Dommage vraiment que cet édifice ne soit pas mis en valeur, quand on parvient enfin à s’en approcher il ressemble à un tas de pierres et l’on est loin d’imaginer qu’il fut Dolmen.
Texte : Martine V.
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