Au loin, la mer semblait calmée après avoir laissé moult coquilles vides et matériel ostréicole à terre, et après avoir nettoyé la plage de ses laisses de mer ; pourtant des tourne-pierres sous la bonne garde d’une mouette s’affairaient sur l’estran, en quête de quelque nourriture.
Milieu hostile avec… dans la cour d’une villa une peau de bête pendue à un arbuste – sans doute la Bête du Gévaudan fourasin ! – milieu hostile avec la cabane de guingois d’un carrelet malmené par les éléments, milieu hostile avec la billetterie pour le bac de l’île d’Aix encerclée par des coquilles d’huitres, milieu hostile avec les ruines de l’ancien restaurant l’Ostréa…
Et pourtant le calme des lieux et ses bancs invitaient au repos et à la contemplation, avec en toile de fond les îles de l’estuaire – Ré, Aix, Oléron et Ile Madame – sans oublier les silhouettes massives et rassurantes des forts – Enet, Boyard et L’Eguille -. Même les tracteurs si typiques des ostréiculteurs étaient en hibernation…
Mais en regardant bien, une saison animée se préparait : derrière une baie vitrée , des bouées à la silhouette féminine comme un clin d’œil à la prochaine saison estivale, des ostréiculteurs en train de nettoyer les coupelles des collecteurs d’huitres en les débarrassant aussi du naissain, des remorques de vélo attendant des voyageurs pour mettre le cap vers l’ « île » , un parcours sportif dans le bois du Casino prêt à accueillir les plus courageux …
Allez, vous mangerez bien quelques huîtres pour vous remettre de vos émotions et de vos efforts ? cela tombe bien, les étals sont ouverts !
Merci à Véronique pour cette belle escapade iodée. »
© 2026 - Wordpress / Laxity