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mardi 5 mai 2026
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Domaine du Maine Giraud et Château de la Mercerie

Le manoir du Maine Giraud fut construit et transformé du XIIe au XVe siècle.
Il a appartenu à Alfred de Vigny de 1827 à 1863.
La propriété du Maine Giraud lui était venue de sa tante après la mort de celle ci en 1827.
Il prend possession d’un domaine en piètre état, d’une maison de maître à l’abandon et de dépendances agricoles plus qu’à moitié détruites. Il refuse pourtant de vendre la propriété et se met en devoir de la restaurer peu à peu.
Il remet les terres en valeur, il achète un alambic d’occasion, répare le vétuste manoir en reconstruisant l’une des tours où il aménagera une pièce entièrement boisé grande comme un placard, où il rédigera La mort du loup, Les destinées et La bouteille à la mer.
Il y fera quatre séjours entre 1838 et 1853.
Aujourd’hui le domaine du Maine Giraud est devenu musée et exploitation vinicole
productrice de Cognac, de Pineau des Charentes et vin de pays charentais que nous n’avons pas manqué de déguster.
Alfred de Vigny est né le 27 mars 1797 à Loches (Touraine)
Il s’est consacré rapidement à la littérature après une carrière militaire décevante.
Il est un poète, romancier, auteur dramatique et académicien français appartenant au
mouvement du romantisme. Il fut membre du cénacle (école du romantisme constituée autour de Victor Hugo).
Il est mort le 17 septembre 1863 à Paris à l’âge de 66 ans

Le château de la Mercerie est situé sur la commune de Magnac Lavalette-Villars.
Il a été construit à la fin du XIXe siècle et agrandi au début du XXe siècle dans un style
classique Renaissance italienne.
Surnommé le Versailles charentais, sa façade en pierre blanche s’étend sur 220 mètres au milieu d’un parc de 50ha.
C’est en 1924 que le château de La Mercerie est acquit par Raymond et Alphonse Réthoré.
Dès lors les deux frères, rêvant du Grand Versailles consacrent toutes leurs ressources à l’agrandissement et l’embellissement de la bâtisse.
Le projet, dessiné par Alphonse, commence par l’aménagement du château doté d’un décor dans chaque pièce puis en 1941-42, se poursuit par la construction de la galerie de plus de 200 mètres de long qui restera inachevée.
Pour l’intérieur, Raymond rapporte de ses voyages meubles et peintures, lustres et bois précieux, marbres d’Italie, Azulejos du portugal. Il rentre d’Italie avec un peintre et un sculpteur qui réaliseront sur place les décorations les plus monumentales avec l’aide des habitants du pays.
Les trésors s’accumulent mais 30 années de travail ne suffiront pas à l’achèvement du
projet colossal.
Au décès des deux frères, le château tombe dans l’oubli.
En 2008, le château est vendu à la société financière Volta.
En 2011, un bail emphytéotique de 75 ans est signé entre la société Volta et la commune de Magnac Lavalette.
La restauration s’est faite grâce à :
– la mobilisation des habitants de la commune qui décident de fonder une association pour la sauvegarde de ce patrimoine unique et prestigieux.
– des bénévoles, des artisans et par un chantier d’insertion.

Photos : Dominique Breton
              Daniel Piffard
              Pascal Choisy

Texte  :   Pascal Choisy